Randy Boissonnault

Votre député de


Edmonton-Centre

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Brisant les mythes relatifs au secteur d’énergie canadien et à notre gouvernement fédéral libéral.

 

Lorsque j’ai quitté le secteur privé en 2015 pour poser ma candidature à un poste d’élu fédéral, c’était avec l’intention expresse de remettre Edmonton sur la carte nationale et de faire en sorte que les voix des Albertains soient entendues haut et fort au sein d’un gouvernement libéral. Mes collègues, le ministre Amarjeet Sohi, l’honorable Kent Hehr et moi-même avons été en mesure de le faire depuis notre élection en octobre 2015.

 

Plusieurs de nos mesures ont amélioré la vie des Albertains. Nous avons retiré de dizaines de milliers d’enfants de la pauvreté et nous avons aidé les Albertains à créer 100 000 emplois à temps plein depuis 2017. Nous savons que les prix constamment bas du pétrole, l’écart du prix de l’huile Western Canada Select, et la décision de la Cour fédérale sur l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain ont causé du tort aux Albertains. Nous vous entendons. Nous ressentons, et partageons votre frustration. Nous connaissons que ces développements ont soumis vos familles à un stress terrible. Nous sommes fiers du secteur Canadien de l’énergie, et des personnes qui y travaillent fort pour gagner leur vie, et pour soutenir le Canada entier. Nous, votre gouvernement, et tous les Canadiens – voulons que vous retourniez au travail et que vous continuiez de soutenir vos familles

 

J’ai également promis aux résidents d’Edmonton-Centre que je n’aurais jamais mettre des gants blancs pour dire la vérité ni éviter les questions difficiles. Cela signifie aussi ne pas rester les bras croisés, tandis que d’autres forces servent la désinformation ou des mensonges pour nourrir la crainte et la méfiance parmi les Canadiens. L’utilisation de l’économie du secteur pétrolier et gazier pour alimenter la désaffection de l’Ouest canadien, et l’idée de la sécession de l’Alberta du Canada, n’a jamais été, et ne va jamais être, digne d’un représentant du gouvernement fédéral. Malheureusement, au cours de cette période des fêtes et de fin d’année, des députés, et des anciens ministres et dirigeants conservateurs ont repris ce vieux refrain fatigué. Ils tentent de secouer les Albertains en décrivant le gouvernement fédéral comme distant et indifférent.

 

C’est un film familier. Je l’ai déjà vu comme garçon lorsque le premier ministre Peter Lougheed a assumé la position de l’opposition officielle contre le gouvernement fédéral. La même chose s’est produite, bien que de façon différente, lorsque le premier ministre Ralph Klein a attaqué le Premier Ministre Jean Chrétien sur des questions politiques afin de distraire les Albertains des coupes profondes qu’ils ont subies dans les domaines de l’éducation, de la santé et des infrastructures. On constate le même phénomène aujourd’hui avec de leader de l’PCU, Jason Kenney, et la première ministre, Rachel Notley. À certains égards, il s’agit simplement d’une politique provinciale intelligente. Tant que les faits demeurent des faits et qu’il existe un objectif tangible à la fin de telles disputes juridictionnelles, tout cela produit un bon spectacle et, à l’occasion, des résultats politiques utiles.

 

Pourtant, je ne peux pas rester en marge lorsque les mensonges prennent le pas sur des faits. Je sais que les Albertains ont l’impression que des niveaux de réglementations et des retards successifs ont été orchestrés pour frustrer notre secteur d’énergie. Rien ne saurait être plus éloigné de la vérité. Ce secteur revêt une importance nationale, il est une source de fierté nationale, et des centaines de représentants élus sont quotidiennement confrontés à des problèmes d’énergie. Voici donc les faits concrets sur des diverses questions liées au secteur de l’énergie, à l’Alberta, et au gouvernement libéral Trudeau actuel.

 

Nous, les trois députés libéraux de l’Alberta, et notre gouvernement, voulons que l’oléoduc Trans Mountain soit construit. C’est la même chose pour une liste entière de collègues, et tout en haut de cette liste se trouve le Premier Ministre Trudeau, qui a décidé d’investir 4,5 milliards de dollars dans l’oléoduc existant afin que nous puissions l’élargir de la bonne façon. Sans notre achat de l’oléoduc Trans Mountain, ce projet serait mort.

 

Notre gouvernement n’a pas abandonné l’oléoduc Énergie Est. Le chef de la direction de Trans-Canada Pipelines, Russ Girling, a pris la décision d’abandonner ce projet, car celui-ci n’était plus économiquement viable. Trans-Canada est le propriétaire de l’oléoduc Keystone XL et de l’oléoduc Énergie Est. Lors d’un dîner à Ottawa en mai 2017, j’ai demandé à M. Girling ce qui arriverait si le gouvernement américain approuvait le projet Keystone XL. Sa réponse directe était qu’il devrait mettre de côté Énergie Est parce qu’il n’y a tout simplement pas assez de produits venant de l’Alberta pour rentabiliser les deux pipelines. Les aspects économiques et propriétaires du projet Energy East, et non le gouvernement fédéral, ont mis fin à cet oléoduc.

 

Le ministre Sohi a récemment écrit sur la question des écarts de prix. Kent et moi sommes d’accord avec son article et l’appuyons dans le travail quotidien qu’il fait pour voir le projet Trans Mountain se développer de la bonne manière. Cette expansion fournira au pays trois pipelines. La ligne 3 d’Enbridge sera mise en service en 2019. Le pipeline Keystone XL devrait être prêt en 2020 et le projet TMX pourrait être prêt peu après. Ces trois projets augmenteront la capacité de transport de 1,7 million de barils, ce qui nous amènera à près de 6 millions de barils par jour en provenance de l’Alberta, et à destination de multiples marchés internationaux. Ceci est important pour vous, et pour le pays entier. Cela signifiera la fin du grand écart du prix entre les projets énergétiques de l’Alberta et nous permettra de récolter jusqu’à 80 millions de dollars par jour que nous perdons actuellement aux États-Unis.

 

Il nous a fallu si longtemps dans notre mandat pour pouvoir arriver au point où nous pouvons nettoyer le gâchis réglementaire et consultatif que les conservateurs de Harper nous ont laissé. Le processus de la LCEE de 2012 a annihilé les protections environnementales et négligé les besoins des Peuples autochtones. En tant que tel, aucun projet n’a été approuvé. La politique délibérée du Premier Ministre Harper de ne pas rencontrer les premiers ministres provinciaux, et sa décision désastreuse de voyager aux États-Unis pour dire au président Obama que le projet Keystone XL ne poserait aucun problème, a corrompu l’infrastructure énergétique du Canada pendant plusieurs années. Le refus de son gouvernement de répondre aux questions des peuples autochtones et de prendre en compte leurs besoins, et leur traitement des défenseurs de l’environnement comme des terroristes ont aggravé encore plus le problème, en assurant qu’aucun projet d’infrastructure énergétique vers une côte ne pourra être construit durant leur mandat. Six ans d’un système défaillant ont conduit à une opposition sans fin. Nous sommes en train de rétablir la confiance, et de tisser de nouvelles relations pour acheminer nos produits énergétiques vers de nouveaux marchés.

 

Nous entendons les préoccupations et les questions concernant le projet de loi C-69. Nous savons que dans ces temps incertains, les gens ne veulent plus de changement. Nous savons que si nous mettons de côté le projet de loi C-69, ou éviscérons le projet de loi, nous allons nous retrouver face à un processus qui ignore les préoccupations légitimes de véritables personnes, et qui présente ensuite des projets qui ne résistent pas à l’examen du tribunal. Personne ne veut continuer un processus qui ne réussit pas à construire de bons projets. C’est pourquoi nous avons passé deux ans à rencontrer et à travailler avec des leaders de l’industrie, des environnementalistes et des Peuples autochtones. Le résultat est un processus de révision plus rapide, et prévisible. Les entreprises minières et forestières ont déjà utilisé cette approche avec succès. Qui se souvient du temps des activistes qui se sont enchaînés aux arbres pour arrêter les coupes forestières régulières? Le projet de loi C-69 utilise le même processus de consultation préalable pour éviter les tactiques désespérées tard dans l’élaboration d’un projet. Comme avec toute législation, nous restons ouverts à des amendements réfléchis et utiles, que le Sénat pourra maintenant examiner en comité.

 

L’affirmation selon laquelle un complot existe pour fermer le secteur d’énergie au Canada est tout simplement ridicule et fausse. Ce qui est vrai, c’est que nous sommes en train de vivre une réorganisation continentale de production énergétique, et que nous vivons les répercussions de 70 années de politique énergétique à courte vue en l’Alberta, adoptée par les gouvernements conservateurs successifs qui ont vendu nos produits énergétiques à un seul client. Depuis la découverte du gaz de schiste en 2008, notre meilleur et unique client, les États-Unis ont eu besoin de notre pétrole bien moins qu’avant. Tout cela se produit dans le contexte des prix du pétrole bas mondiaux en raison de la surproduction par l’OPEP.

 

Nous sommes également dans une époque de changements climatiques démontrables. Quelqu’un se souvient-il de l’été 2018 enfumé à Edmonton, des incendies dévastateurs en Colombie-Britannique et en Californie, ou des terribles inondations à Calgary et à Fort McMurray? La science est vérifiable et les conséquences très réelles en termes de vies perdues et de destruction de maisons et de biens.

 

Nous vivons dans un pays qui bénéficie de fières traditions démocratiques et qui est également régi par la règle de droit. Cela signifie que le pouvoir judiciaire indépendant a le droit constitutionnel et le devoir de statuer sur les actions des législatures et des parlements. Lorsque les gouvernements outrepassent les normes et ne protègent pas l’environnement, ou ne consultent pas correctement les communautés ou les Peuples autochtones, les tribunaux les jugent irrecevables à juste titre et invalident les projets ou obligent ces gouvernements à faire mieux. Nous assumons la responsabilité de la décision de la Cour fédérale sur le projet Trans Mountain. L’honorable Frank Iacobucci, ancien juge de la Cour suprême, a été chargé de superviser les consultations avec les peuples autochtones. Nous avons également mandaté l’Office national de l’énergie d’examiner l’impact de l`expansion du projet Trans Mountain sur le trafic de navires-citernes. Ce rapport sera conclu en février.

 

Bien que nous sachions que tout est toujours possible, il faut dire que, malgré tout le vitriol qu’on entend des élites conservatrices et des anciens membres du Parti réformiste, un effort colossal et intentionnel sera requis pour faire pire que les conservateurs en matière de politique énergétique. Les conservateurs sont des experts en rhétorique, et des échecs complets en matière de résultats. Pour ma part, je ne jouerai pas des jeux avec une industrie qui représente 20% de notre PIB national. Mes collègues non plus.

 

Je me suis fait élire pour obtenir des résultats,et pour ne pas être alourdi par des processus. Cela dit, dans un pays aussi vaste et diversifié que le Canada, un certain montant de processus est nécessaire pour produire des résultats qui peuvent résister à l’épreuve du temps. Mes collègues et moi travaillons fort chaque jour pour obtenir de tels résultats pour l’Alberta, et pour le Canada.