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Lutter pour l’égalité au Canada et à l’étranger

Du 10 au 12 décembre 2016, j’ai eu l’occasion de faire ma première visite internationale à titre de conseiller spécial du premier ministre pour les questions liées à la collectivité LGBTA2. Ce voyage m’a amené à Washington (D.C.), où j’ai été invité à participer en tant que conférencier à trois grandes activités : la conférence internationale des dirigeants de la collectivité LGBT, organisée par le Victory Institute, une activité de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) qui a porté sur les différences entre les services de santé offerts aux personnes LGBT dans les Amériques, et une activité sur les jeunes LGBTI et le trafic des personnes dans les Amériques, coorganisée par le groupe central LGBTI de l’Organisation des États américains (OEA) et par le Secrétariat de l’OEA.

Ce voyage a été une occasion pour notre gouvernement d’intensifier les efforts internationaux du Canada sur les questions susmentionnées. Nous pouvons être fiers que le leadership de notre premier ministre dans ce dossier ait déjà valu à notre pays les louanges des participants aux activités et d’acteurs internationaux qui considèrent le rôle du Canada comme étant essentiel pour faire progresser ce dossier sur la scène internationale au cours des prochaines années. À nous maintenant de répondre à ces attentes.

Le samedi 10 décembre 2016, j’ai pu participer à titre de conférencier invité à la séance plénière de la Conférence internationale des dirigeants de la collectivité LGBT, organisée par le Victory Institute, qui a son siège à Washington. Mes collègues conférenciers étaient la sénatrice Claudia Lopez (Colombie), le député britannique Nick Hervert et le député australien (Sydney) Alex Greenwich. Pendant le débat, j’ai eu l’occasion de parler de mon nouveau mandat, qui consiste à promouvoir l’égalité en faveur des personnes LGBTA2 au Canada, et aussi des efforts que le gouvernement de notre pays déploie pour favoriser la diversité et l’inclusion et combattre la discrimination à tous les niveaux. J’en ai profité aussi pour mettre en lumière la nécessité pour le Canada de continuer à encourager les partenariats internationaux en faveur des droits de la collectivité LGBTA2 et l’utilité de partager les expériences et les pratiques exemplaires relatives à l’élaboration de politiques publiques pour faire avancer les droits de la personne. En fin de compte, nous devons travailler à faire en sorte que toutes les personnes partout dans le monde puissent vivre leur vie dans l’égalité et la dignité et à l’abri du sectarisme. À la fin de la conférence, j’ai invité le Victory Institute à songer à présenter au Canada la prochaine conférence internationale des dirigeants de la collectivité LGBT. Il est à espérer qu’il acceptera notre invitation. Pour voir le débat complet sur vidéo, veuillez cliquer ici.

Le lundi 12 décembre, j’ai prononcé l’allocution d’ouverture lors de la conférence de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) sur les causes des disparités existant dans l’accès et l’utilisation des services de santé pour les lesbiennes, les gais, les bisexuels et les transgenres sous le thème « Célébrons les Journées universelles de la santé et des droits internationaux de la personne » [TRADUCTION]. Ont assisté à la conférence environ 30 représentants des gouvernements latino-américains et antillais, des champions de la société civile pour les questions liées à la collectivité LGBTA2 dans la région, et des représentants d’institutions interaméricaines. Dans mon discours, j’ai parlé du projet de loi C 16 que notre gouvernement a mis de l’avant pour interdire la discrimination pour des motifs liés à l’identité de genre et l’expression sexuelle et j’ai aussi évoqué l’importance d’adopter de telles lois contre la discrimination. J’ai aussi fait état du lien entre les engagements que les États membres de l’OPS ont pris de remédier aux disparités dans les services de santé offerts aux personnes LGBTA2, d’une part, et, d’autre part, l’approche des services de santé au Canada. Il existe des pratiques exemplaires à partager, et nous pouvons en apprendre beaucoup les uns des autres. J’ai aussi réclamé une collecte plus systématique et efficace des données sur l’accès des personnes LGBTA2 aux soins de santé. Pour voir la vidéo complète de la conférence, veuillez utiliser ce lien.

Pendant l’après-midi du 12 décembre, j’ai prononcé une allocution lors d’une table ronde organisée par l’Organisation des États américains sous le thème « Les jeunes LGBTI dans les Amériques : Renforcer l’engagement de militer en faveur des victimes du trafic de personnes » [TRADUCTION]. La conférence a constitué une première et avait été organisée par le groupe central de l’OEA pour la collectivité LGBTI, dont le Canada est un des membres fondateurs avec l’Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, les États-Unis, le Mexique et l’Uruguay. La conférence a réuni près de 100 personnes membres des différentes missions permanentes auprès de l’OEA et d’organisations de la société civile dans tout l’hémisphère. Pendant la conférence, j’ai eu le grand privilège d’entendre directement l’histoire de Paola Castron, une personne LGBTI qui a survécu aux horreurs du trafic de personnes.

J’ai souligné dans mon allocution le leadership de l’OEA et des pays de l’hémisphère occidental lorsqu’il s’agit de protéger les droits des personnes LGBTA2 qui sont encore trop souvent marquées d’un stigmate social et font l’objet de discrimination, de violence et de marginalisation. L’incapacité ou la peur de s’exprimer en tant que personne LGBTA2 risque souvent d’entraîner un découragement grandissant qui aboutit trop fréquemment à la dépression, à l’abus d’alcool ou d’autres drogues et au suicide. Les jeunes et les personnes désespérées peuvent se retrouver dans les filets du crime organisé et de la prostitution et, malheureusement, de trop nombreuses personnes LGBTA2 deviennent ainsi des victimes des trafiquants de personnes.

Cela m’a donné l’occasion de souligner que le Canada fait face à des défis chez lui au chapitre de l’égalité. Tandis que nous continuons à montrer la voie à suivre sur la scène internationale, nous devons persévérer dans notre lutte contre la discrimination chez nous. Dans son territoire et à l’étranger, le Canada continuera à faire preuve de vigilance et à soulever la question des droits des personnes LGBTA2, tout comme le premier ministre l’a fait récemment au Sommet de la Francophonie à Madagascar.

Après la conférence de l’OEA, j’ai eu l’honneur de faire la connaissance de Randy Berry, envoyé spécial des É. U. pour les droits des personnes LGBTA, pour discuter de nos mandats respectifs, en apprendre sur le travail qu’il a accompli à l’étranger et mieux comprendre tout ce qui reste encore à faire. M. Berry a fait l’éloge du leadership du Canada et du rôle actif qu’il joue dans le groupe central de l’OEA pour la collectivité LGBTI.

Mon voyage à Washington (D.C.) m’a permis de faire la connaissance d’autres dirigeants de la collectivité LGBTA2 des États-Unis et d’autres pays et de réunir des renseignements sur les pratiques exemplaires et sur les pires pratiques existant dans notre hémisphère. Comme vous le savez et comme le premier ministre l’a dit en annonçant la création de mon poste, la lutte contre la discrimination n’est pas terminée, et beaucoup d’efforts acharnés demeurent nécessaires. J’ai l’intention de me faire un solide porte-parole de la collectivité LGBTA2 et de prêter une oreille attentive à ses préoccupations, tandis que nous traçons le chemin à suivre et contribuons à édifier un Canada meilleur et plus inclusif.